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| Le Bon, La Brute et le Truand est le titre d'un film western spaghettis réalisé par Sergio Léone en 1966. |
Nettement moins divertissant qu'un Western spaghettis, c'est «Eastern» de nouilles nauséeuses auquel on assiste depuis près d'une année confirme une nouvelle fois le paradoxe de cette administration américaine qui veut absolument mettre fin au conflit armé qui se déroule depuis près de quatre ans au cœur de l'Europe et ses vraies motivations qui n'ont rien avoir avec un quelconque respect du droit international ou même au respect de valeurs éthiques ou religieuses, en l'espèce celles qui devraient inspirer tout bon chrétien à n'accepter la paix avec son agresseur que si les principes de justice et de vérité ne sont pas sacrifiés sur l'autel de la barbarie et de la loi du plus fort. Or, le Président "KMA" s'en tape le coquillard de ces valeurs chrétiennes et humanistes pour leur préférer celles qui sont bien plus sonnantes et trébuchantes, même s'il doit vendre son âme au Diable pour peu que celle-ci vaille encore quelques roupies. Rappelons que Donald Trump a laissé passer une opportunité incroyable de décrocher sans le moindre doute et sans bakchiche déshonorant le prix Nobel de la paix lorsqu'il persuada Poutine de se rendre à Anchorage le 15 août dernier ! En effet, s'il avait décidé ce jour-là d'assigner Poutine à une résidence forcée en vue de négocier une cessation immédiate de l'invasion russe en Ukraine avec comme perspective ô combien persuasive la remise du chef du Kremlin à la Cour pénale internationale de la Haye (CPI), non seulement il aurait mis fin à la guerre en vingt-quatre heures chrono comme il s'était engagé à le faire devant son électorat MAGA, mais en plus et grâce à un stratagème aussi rusé qu'héroïque il aurait convaincu le comité Nobel qu'il était effectivement le Chef d'État le plus digne que la Terre eût à connaitre pour recevoir la distinction suprême qui aurait fait de lui le plus grand pacificateur, sans d'ailleurs que cela ne compromette en rien son projet de faire du commerce avec la Russie, bien au contraire. Pour un fanfaron qui prétend être le meilleur négociateur au monde pour soi-disant imposer sa paix par la force, ayons plutôt la franchise d'admettre que, sur ce coup-là, il a surtout été le roi de la loose ! Hélas, on ne se refait pas quand on a des gènes aussi ataviques que les siens et un bandit-manchot à la place du cerveau. Dans ce trio d'épouvante, Trump est, à n'en point douter, Le Truand, ce bon vieux gangster qui comme au temps de La Prohibition, se joue des lois et est prêt à toutes les compromissions, en particulier sur le dos des Ukrainiens et des Européens, du moment qu'il parvient à devenir l'Oncle Picsou (Scrooge McDuck).
Pour le reste du casting, il n'est pas nécessaire de préciser qui, de l'Ukraine ou la Russie, est La Brute. Il faut se rappeler que cette dernière est la seule puissance belliqueuse qui, dès l'origine, a cherché à déstabiliser la société et le processus démocratique ukrainien au moment de la révolution de Maïden (Révolution de la Dignité) à Kiev, suivie par une riposte armée immédiate qui fut l'invasion de La Crimée en février 2014. Voyant que l'UE et les États-Unis ne bronchaient pas ou si peu, La Brute n'a pas hésité à corrompre financièrement et militairement les premiers mouvements séparatistes du Donbass dans les provinces de Donetsk et Lougansk. Elle est bien sûr incarnée par le premier kleptocrate au monde qui n'est autre que Vladimir Poutine persécutant depuis maintenant onze ans son petit frère ukrainien pour l'empêcher d'assouvir ses aspirations légitimes visant à rejoindre l'UE, mais surtout et au vu de la filiation slave des deux peuples, pour étouffer dans l'œuf toute velléité que le modèle démocratique ukrainien pourrait susciter dans l'esprit de ses cousins en contaminant les consciences de cet encombrant voisin, mettant alors en péril le système kleptocratique mis en place par le Kremlin. Car, comme toujours, tout se joue dans la convoitise que les peuples frères entretiennent entre eux. Ainsi, les Russes n'accepteraient certainement pas que leurs cousins ukrainiens accèdent à un train de vie supérieurs aux leurs grâce à un système politique qui redistribue les richesses plus équitablement que leur pays dirigé par une kleptocratie. Et ce n'est pas le moindre des paradoxes que des politiciens occidentaux osent blâmer le régime ukrainien à la suite de scandale de corruption récemment dénoncé par ses propres institutions (ce qui démontre que celles-ci sont bien moins corrompues qu'on ne le prétend) alors que le pays tout en entier se bat en armes, souffre et meurt depuis plus de dix ans contre un régime politique qui prétend faire de la corruption et de la prévarication un modèle de gouvernance mondiale.


