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| Y a t-il des organisations secrètes qui, se jouant de la Constitution, des lois et de l'État de droit, fomentent sous le vernis de la démocratie des conspirations ? |
Le complot est à la dure réalité ce que le complotisme est au délire fantasque, le premier se servant parfois du second comme paravent pour ne pas être découvert. À l'inverse, le complotisme, en dépit des intentions crédules et naïves de ses relais ou "idiots utiles", ne fait que desservir la recherche de la vérité et s'utilise comme une arme de propagande pour faire diversion et atteindre des objectifs de nature politique et économique connus de ses seuls instigateurs. Imaginer des complots partout ne fera jamais avancer la cause de ceux qui, attachés aux valeurs démocratiques, veulent ardemment débusquer les vrais complots, ceux qui s'organisent dans des alcôves conspiratrices, au sein de cercle secret et factieux détenant le pouvoir, mais s'arrogeant des passe-droits contraires à la Constitution et aux lois qu'ils sont censés sauvegarder dans un ordre juridique qui se doit de respecter l'État de droit et ses Institutions. Ces complots là sont réels et n'ont rien à voir avec les agitations d'une bande d'illuminés qui crient au scandale contre une vaccination nécessaire pour stopper la propagation d'une maladie contagieuse ou qui accuse de façon calomnieuse les dirigeants d'un parti démocratique d'être à la tête d'un réseau pédophiles. À part créé le chaos et la confusion générale, le complotisme qui se revendique d'une certaine liberté d'expression ne produira jamais rien d'intéressant. Pire, en érigeant la calomnie en système de pensée et d'action (suivez mes éditos !), il devient une menace pour les vraies démocraties. C'est là le grand paradoxe de cette liberté d'expression qui, à force d'être anonyme et usée à tort et à travers, devient un redoutable poison, tant du point de vue individuel qu'à l'échelle d'une société dite démocratique. Passé ce préambule, on peut en déduire que le complot se niche par définition dans les sphères légales du pouvoir. C'est sa caractéristique propre qui, à l'inverse des organisations criminelles, revêt l'onction d'une autorité conférée par la loi et dont le détenteur mésusera ou abusera par action ou omission, le plus souvent soit parce qu'il en retire un enrichissement illicite (corruption ou prévarication avec avantage pécuniaire ou en nature), soit parce qu'il se conforme à des règles soi-disant déontologiques émanant d'un ordre séculier, comme celle à caractère mafieux qui interdit toute critique des affidés entre eux, ce qui ne manque pas de favoriser toute sorte d'abus et ententes illicites, tel les confréries et dont les plus connues et influentes aux temps actuels sont celle des médecins et des avocats qui, soi dit en passant, obligent chaque mandant personnellement à ne jamais violer le secret professionnel reçu de leurs patients ou clients, à moins d'y avoir été expressément autorisés par ces derniers.




