04 septembre 2026

Neutralité suisse: La crise nostalgique de Christophe Blocher

Après la Corée du Nord, l'Iran, bientôt la Suisse ?
Être ou ne pas être pour une Europe démocratique ? Telle est la question.

Le tribun de l'UDC n'a guère apprécié que la Suisse se range du côté des sanctions économiques prises par l'UE contre la Russie à la suite de la guerre d'agression décidée par le despote du Kremlin contre sa cousine l'Ukraine et dont personne encore n'en voit la fin alors que le nombre de victimes civiles et militaires a dépassé  le million de tués et blessés. On savait son parti profondément europhobes. Non pas au sens économique du terme bien évidement, car les pays de l'UE demeurent le premier marché pour les exportations helvétiques (pas folle la mouche), mais au sens strictement politique, si tant est que dans un domaine comme la neutralité on puisse réellement séparer sur le long terme la politique d'une économie qui se voudrait alors totalement amorale. Car, on l'a bien compris, si l'UDC aime l'euro, elle n'entend nullement épouser les valeurs politiques de l'UE et veut pouvoir jouer à fond le business opportuniste quand et comme cela lui chante. Ainsi, la population suisse a pu goûter amèrement ce que cette farouche indépendance lui à coûté ce jour de 2025 où Donald Trump décida de taxer les seules exportations suisses à hauteur de 39% au lieu des 15% retenus pour l'ensemble des pays membre de l'UE (lire article: Trump, du prix Nobel de la vulgarité au racket du siècle...?). Mais, plutôt que d'assumer cette déconvenue stratégique majeure et en tirer de nouvelles conclusions, on a vu ses politiciens en remettre une couche, courber l'échine devant le président américain, cherchant absolument à sauver les meubles, en flagorneries et petits cadeaux de toute sorte, comme au bon vieux temps des colonies, lorsque les colonisés s'agenouillaient aux pieds de leurs impérateurs pour les baiser afin d'obtenir faveurs et prébendes de toute nature ou quantité. Si le prix de cette neutralité est celui-là, de deux choses l'une: Ou Christophe Blocher commence à saupoudrer les fraises et ne comprend plus rien à rien en matière de géopolitique actuelle, ce qui ne peut être exclu au vu son âge avancé, mais, dans ce cas, que fait son entourage? Ou c'est un très grand nostalgique de la Suisse de naguère, souvenez-vous, celle qui commerçait avec le régime d'apartheid en Afrique du Sud, qui blanchissait le pognon sale contenu dans les sacoches des plus grands dictateurs et prévaricateurs de ce monde, qui collaboraient avec les nazis en aidant les banques suisses à planquer l'or et les biens spoliés et en soutenant l'économie de guerre du IIIème Reich jusqu'à ce que les alliés finissent par mettre le holà à cette soi-disant neutralité helvétique d'antan si chère à son cœur.


Bien ouais, la neutralité "stricte" de Christophe Blocher c'est aussi et surtout tirer le Diable par la queue tant que ça rapporte et que cela ne se voit pas trop. De ce point de vue là, on comprend aisément que pour Christophe Blocher les sanctions économiques de l'UE reprises par la Suisse sont autant d'opportunités gâchées de faire de l'argent facile partout en Russie, tout simplement en court-circuitant l'embargo européen, et de surcroît se montrer déloyal en prenant la place de pays "amis" qui par convictions démocratiques et solidarité morale envers l'Ukraine ont su faire preuve de détermination en cessant tout commerce avec l'assaillant et en s'opposant clairement à sa politique belliciste. A contrario de ce que font certains États voyous, sans foi ni loi, comme par exemple la Corée du Nord de Kim Jong-un ou l'Iran des Gardiens de la révolution. Exit donc les sanctions décidées par l'U.E. Car, pour Christophe Blocher, la Suisse ne doit reconnaître que celles votées par l'ONU qui soudainement trouve grâce à ses yeux, au moment précis où les États autocratiques sont devenus majoritaires en son sein et sont directement responsables de l'impuissance onusienne à favoriser la paix dans le monde et mettre au ban de l'ordre international ses mauvais élèves. Au fond, ce probable dernier combat de Christophe Blocher (peut-être celui de trop) ne trahit-il pas le rêve inavouable de cet ancien Conseiller fédéral et fils de pasteur, celui du péché d'orgueil de faire de sa patrie un pays dont les seules valeurs qui comptent vraiment sont d'offrir aux plus malins le droit de s'enrichir sans états d'âme sur le malheur des autres, dût-il donner de la Suisse la piètre image d'un pays figé, nombriliste et empêtré dans des références politiques d'un autre âge, comme celui du XIXème siècle. À l'instar du Chef de guerre Vladimir Poutine qui, pour regagner la flamboyance de l'Empire tzariste perdu, rumine sa revanche personnelle pour faire de sa guerre en Ukraine une monstrueuse DeLorean (voiture spatio-temporelle du film Retour vers le futur) qui, depuis quatre ans, est conduite par la fierté débile d'un coq sans tête qui forcément n'ira nulle part, sauf à tuer un maximum de gens, engendrer haine, violence et désolation, mais ne fera jamais rien ressusciter du passé, sinon la barbarie humaine. Et ce maudit Doc Poutine, ayant compris tout l'enjeu de cette votation insolite au cœur de l'Europe, ne loupe pas l'occasion de soutenir le richissime trublion Blocher qui, à son tour, ne paraît nullement indigné ou même embarrassé (comble de l'ironie pour cet ancien ministre d'une démocratie directe qui se voudrait exemplaire) par une alliance contre nature avec l'inégalable grand maître de la kleptocratie qui, pour le coup, serait évidement ravi de voir la Suisse basculer du mauvais côté de l'Histoire.

21 août 2026

Démographie: Fécondité et hantise du Grand Remplacement

Comparaison taux de fécondité
Laura Bernardi, professeure en démographie et sociologie, est venue présentée dans l'émission Les Beaux-Parleurs les résultats d'une étude datant de 2024 et qui montre que la fécondité en Suisse est en baisse constante. Cela n'a rien d'un scoop, puisque cette tendance s'observe depuis des dizaines d'années et s'inscrit aussi sûrement dans le long terme que l'évolution d'une société toujours plus individualiste qui fait peser sur les épaules de futurs parents des responsabilités éducatives et financières toujours plus grandes par enfant alors que les sociétés traditionnelles au sein desquelles existait jadis une solidarité intergénérationnelle ont totalement disparu sous nos latitudes. Partant, il est aisé de comprendre que le projet de parentalité fait de moins en moins rêvé, sauf à être soutenu par une politique nataliste qui se voudrait massive et surtout interne pour éviter tout appel d'air en faveur de l'immigration. Car, si dans une société traditionaliste, les parents pouvaient espérer un retour sur investissement de la part de leurs chérubins (travail précoce des enfants, prévoyance vieillesse, etc.), cette solidarité intergénérationnelle de naguère a été au fil du temps rompue par l'instauration de l'AVS et la prévoyance professionnelle entre autres, bref tout une série d'avancées sociales que nos ascendants ont applaudie des deux mains. Et, on aura beau montrer une nostalgie de façade envers nos aïeux en se disant un peu hypocritement que c'était mieux avant, personne ne songerait pour autant à lancer une initiative pour abroger l'AVS ou rétablir la dette alimentaire des enfants envers leurs géniteurs.


Alors, comment faire pour éviter un potentiel déclin démographique puisque la bien-pensance voudrait que le taux de fécondité ne soit pas inférieur à deux enfants par femme. Pourquoi le chiffre deux et pas un autre? Parce qu'il correspond au modèle monogamique traditionnel (laissant par exemple de côté le cas des femmes "ayant fait un bébé toute seule") et que, partant, ce taux serait le seul chiffre qui puisse maintenir sur le long terme une population indigène stable. Et, sinon quoi?  Serait-ce donc cela la mesure du grand remplacement? Disons le tout net! Avec un taux de 1,28 enfant par femme (2025), la Suisse est bel et bien entrer depuis déjà des dizaines d'années dans un processus de "grand remplacement", ce qui n'a pas empêché une majorité du pays de refuser récemment le plafonnement de sa population à dix millions d'habitants. Car, le grand remplacement, c'est aussi le terme délibérément anxiogène que les partis anti migratoires choisissent de propager dans une société multiculturelle pour égarer les électeurs et faire le plein de voix. Tout en faisant oublier aux mêmes électeurs que les migrations humaines existent depuis des temps immémoriaux et qu'elles ne sont pas près de s'interrompre avec depuis 2010 le retour en force des régimes autocratiques et donc une régression au niveau mondial des populations sous régimes démocratiques qui sont passés au cours des quinze dernières années de 50% à 25% (indice V-Dem pour Varieties of Democracy), la multiplication des conflits armés qui en est fatalement le principal corollaire puisque seules les démocraties peuvent garantir sur le long terme des rapports pacifiés entre États, et cerise sur le gâteau, le dérèglement climatique qui vient couronner l'extrême gravité de ce constat. C'est dire si le besoin d'immigration à destination des pays démocratiques n'a pas fini de se poser. Mais, s'il vous vient l'idée de vous arcbouter sur une fécondité minimale qui remplacerait idéalement vos chers géniteurs, demandez-vous si cette compréhension du problème ne recèlerait pas un vieux fond de racisme? Comme s'il paraissait inconcevable que nous puissions croître et nous multiplier uniquement entre congénères du même patelin ou bled, histoire de rester strictement entre nous, bref de ne surtout pas nous mélanger avec des étrangers, sans même qu'il ne soit nécessaire d'évoquer les risques de consanguinité à long terme. Pourtant, les Saintes Écritures sont très claires à ce sujet. Jamais, elles n'interdisent le métissage (Genèse 9,1 et 9,7). Alors, ce taux de fécondité de deux points zéro qui n'est, ni plus, ni moins, qu'un taux de remplacement au sens statistique, ne comporte-t-il pas en lui-même une arrière-pensée racisée qui sert inconsciemment un argumentaire anti migratoire? Et pour ceux qui croient dur comme fer à la menace politique du grand remplacement et veulent s'en prémunir, pas la peine de réinventer la roue. Il y a des pays qui dans ce domaine sont de vrais modèles ayant fait leurs preuves et sont mêmes champions du monde. Comme par exemple l'Afghanistan des Talibans ou les pays du Sahel: Niger, Mali, Somalie. Alors, un tantinet déçu? Comme je vous comprends. Mais, il arrive un moment où on ne peut pas tout avoir: l'éducation, la santé, l'émancipation féminine, l'égalité, la contraception, la liberté sexuelle, la sécurité et bien sûr la prospérité économique, le tout enrobé de politiques extérieures irresponsables qui ne font que maintenir au pouvoir des autocrates et autres potentats dont le projet politique n'est rien d'autre que celui de s'enrichir personnellement sur le dos de leur peuple. Puis, de notre côté, vouloir tout garder par-devers soi en distillant la haine de ces migrants en recherche d'un espoir  d'avenir que leurs dirigeants sont incapables de leur offrir. Ayons au moins la franchise de l'admettre, sinon nous serions vraiment (mais alors vraiment) inconséquents...en plus d'être déjà cyniques et inhumains.

07 août 2026

Coaching: La grande foire aux illusions


Avec l'avènement des réseaux sociaux, le coaching privé est devenu une des offres de mandat les plus répandues sur internet, chacun et chacune y défendant ses compétences particulières pour des prix horaire compris entre 50 et 250 euro selon qu'il s'agit de coaching sportif ou de vie. Mais que peut-on exiger de ces nouveaux gourous qui se définissent comme des partenaires. Au sens de sa terminologie officielle et telle qu'elle est définie par les grandes fédérations internationales de certification (comme l'ICF - International Coaching Federation ou l'EMCC - European Mentoring and Coaching Council), le coaching a une définition bien spécifique, car le chaland ne doit pas se méprendre. En réalité, il ne s'agit ni de conseil, ni de thérapie, ni de formation. Selon les standards certifiés, le coaching se cantonne à être un partenariat d'accompagnement, soit un processus de réflexion et de créativité qui inspire le coaché à maximiser son potentiel personnel et professionnel. Contrairement aux idées reçues, il n'est pas un expert qui apporte des réponses, mais un facilitateur qui sert à clarifier les objectifs à atteindre par le coaché, qui permette à celui-ci de comprendre ses propres modes de fonctionnement, ses croyances limitantes et ses angles morts grâce à une remise en question qui, à la fin des fins, doit permettre au client de devenir pleinement autonome et responsable de son changement, sans créer de dépendance vis-à-vis du coach. Dis comme ça, ça a l'air très beau sur le papier et semble créer un potentiel d'échanges humains et commerciaux faramineux pour ces nouveaux métiers deux points zéro issus du monde numérique.


Mais, dans un domaine aussi intangible et fluctuant que les relations humaines, comment s'assurer que le coach envisagé n'est pas un charlatan? Et, d'ailleurs, en voyant ces nouveaux marabouts qui prétendent déceler vos forces et faiblesses et ne vous promettent pas moins que de les sublimer, comment s'assurer de ne pas tomber dans une forme de confusion et tromperie généralisées, de manipulation, d'escroquerie et de traquenard à l'argent et aux sentiments? D'ailleurs, face aux sempiternels problèmes que sont le développement personnel et l'inexpérience de la vie qui ne s'apprennent et ne se remportent essentiellement qu'en se cognant aux dures réalités de la vie et par autant de victoires que d'échec successifs, on se demande comment les précédentes générations sans internet se dépatouillaient pour en venir à bout. On pense d'abord aux sciences paramédicales comme la psychologie, puis celles plus anciennes telle la philosophie ou encore aux questions incontournables sur la spiritualité, la foi et le sens de la vie. Mais, tous ces savoirs qui sont les seuls à permettre au "coaché" de prendre son chemin initiatique et répondre grosso modo à l'injonction fondamentale formulée un demi-siècle avant notre ère par Socrate, «Connais-toi toi-même!», ne s'acquièrent pas en cherchant simplement sous le sabot d'un âne. C'est le principal reproche que l'on puisse faire au coaching à l'ère numérique et des réseaux sociaux: Profiter de l'ignorance et de l'inexpérience des gens pour leur vendre du sable, de la poussière, du vent. En somme rien de vraiment neuf sous le Soleil. Et le phénomène du coaching tel qu'on le connaît aujourd'hui pourrait bien ne devenir qu'une comète qui, ayant profité du développement d'internet, se verrait subitement cannibalisé par son propre créateur, soit le même qui fit advenir l'intelligence artificielle qui, pour les mêmes prestations, sera toujours plus fiable, rapide, sûre et meilleur marché.

24 juillet 2026

GAFAM: Le combat de David contre Goliath

Les Big Five aiment Trump qui le leur rend bien

Tout le monde se souvient du mea culpa public auquel avait consenti de bonne grâce Mark Zuckerberg sur la demande insistante des sénateurs à l'endroit des nombreuses familles de victimes qui assistaient aux auditions concernant la responsabilité des GAFAM, plus particulièrement de TikTok et Meta (Facebook), dans la mise en place durant de nombreuses années d'algorithmes addictifs et d'enfermement ciblant les enfants et adolescents et dont certains se sont donnés la mort où ont été victimes de pédo-criminels et de harcèlement sexuel. Dans le documentaire Cinq femmes contre les Big Five réalisé par Élisa Jadot en 2024, on découvre la stratégie perverse de certaines plateformes qui pour des motifs purement mercantile favorise auprès de jeune usager le scrolling en leur présentant des contenus totalement toxiques pour leur âge, voire illicites, tels l'obsession de la maigreur, la fascination pour la mutilation et le suicide, l'exposition de leurs données personnelles auprès de milieux pédophiles. À la même époque, on se souvient que les électeurs MAGA lançaient leur chasse aux sorcières contre les contenus woke (lire l'article : Guerre larvée autour de la protection de l'enfance) et leur propension à vouloir interroger de manière intempestive les enfants sur leur identité sexuelle. Cette croisade n'était pas sans fondement. Mais, en comparaison des algorithmes toxiques et addictifs débattus devant le Congrès au même moment, si on avait voulu organiser une diversion médiatique sur la protection de l'enfance, on ne s'y serait pas mieux pris. Ce fut l'arbre qui cachait la forêt, celle d'innombrables souches malfaisantes se chiffrant en milliards de dollars.
De son côté, l'Europe n'est pas restée les bras croisés. Depuis février 2024, elle s'est donné les moyens de réguler les plateformes grâce à un arsenal juridique appelé Digital Services Act (DSA) qui, entre autres, interdit toute publicité visant des mineurs ou l'exploitation de leurs données personnelles et oblige les plateformes à plus de transparence sur le fonctionnement de leurs algorithmes. La Commission européenne a en outre le pouvoir d'infliger directement des amendes financières aux réseaux sociaux qui s'aviseraient d'enfreindre les règles européennes. Mais, le plus affligeant se passe du côté des USA où rien ne bouge en raison des centaines de millions de dollars que les plateformes consacrent auprès de leurs lobbies pour retarder l'adoption par leurs politiciens de tout législation qui rendrait responsables les plateformes du contenu qu'elles hébergent. Et, au vu du modèle d'affaires fructueux qu'elles ont conclus tacitement avec l'administration actuelle, ce n'est pas sous l'ère trumpienne que cette métamorphose se produira. Quant aux familles des victimes qui se sont présentées devant le Sénat, elles continuent à ce jour leur long parcours judiciaire devant les tribunaux civils américains dans l'espoir d'obtenir un jour une juste compensation financière des souffrances psychologiques et familiales que ces réseaux sociaux leur ont fait subir. Rappelons qu'à ce jour quatre pays ont adopté une interdiction légale stricte pour les mineurs d'accéder aux réseaux sociaux (Australie, France, Indonésie et Émirats arabes unis). D'autres pays sont en voie de le faire et dont la plupart sont européens. Enfin, la Chine, l'Allemagne, l'Italie et le Brésil exigent d'ores et déjà un encadrement strict sous responsabilité parentale.

10 juillet 2026

Affaire Dany Leprince: Cette vérité judiciaire soi-disant hors d'atteinte


Dany Leprince, celui que les médias avaient baptisé "Le boucher de la Sarthe", a finalement obtenu après vingt ans de combat judiciaire le droit d'être rejugé suite à l'aboutissement d'une procédure de révision qui, fait rarissime et après deux tentatives, s'est dénouée favorablement. Ainsi, Dany Leprince sera le quatorzième condamné dans l'histoire judicaire française à pouvoir être rejugé pour les crimes qu'on lui a imputés en 1994 et pour lesquels il a déjà exécuté un peine de dix-huit années de réclusion. Rappelons que ce fait divers sanglant a détruit presque entièrement une famille lorsqu'en septembre 1994 on retrouve dans la villa voisine à la sienne son frère Christian, sa belle-sœur Brigitte, épouse de Christian, et ses deux nièces, Sandra et Audrey, respectivement âgées de dix et six ans, massacrés et tués au moyen d'une arme blanche qui vraisemblablement aurait été une feuille de boucher au vu des sévices infligés et de la profession exercée à l'époque par l'inculpé. La seule survivante de cette tragédie fut la troisième fille du couple, Solène, qui en raison de son bas âge, deux ans à l'époque des faits, fut vraisemblablement épargnée par le ou les auteurs du massacre. Lors de sa garde à vue, Dany Leprince avait finalement reconnu sa culpabilité pour le meurtre de son frère, et dont le mobile retenu fut très classiquement celui de la jalousie financière. Mais, il avait  toujours refusé d'endosser le meurtre de sa belle-sœur et des deux enfants, ces derniers pouvant potentiellement être considérés comme des témoins gênants du fratricide et donc des victimes collatérales nécessaires du point de vue du meurtrier, mais insupportables aux yeux du monde parce que totalement vulnérables et innocentes.