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| Dallas, le 22 novembre 1963 |
S'il existe un patronyme qui semble porter en lui les germes de son malheur, c'est bien celui des Kennedy qui depuis quatre-vingts ans multiplie les morts violentes de ses membres que ce fût par assassinat, accident ou même suicide. Pourtant, le patriarche de la première génération ne voulait pour sa ribambelle d'enfants que gloire et prospérité, ses fils étant destinés à faire de brillantes carrières politiques, tandis que ses filles à n'épouser que d'influents et riches parties. Et, s'il faillait pour cela commettre quelques arrangements immoraux avec des phalanges d'extrême droite dans les années trente, quelques médecins charlatans des années quarante ou même la pègre des années cinquante, tout le monde n'y verrait que du feu, pourvu que les rêves de grandeur de Joe et Rose Kennedy s'accomplissent. On ne sait que trop bien de ce qu'il advint finalement de leurs ambitions familiales qui la plupart finirent dans un bain de sang et/ou de larmes. Cela apparut de manière retentissante en 1963 avec l'assassinat à Dallas du 35ème Président des États-Unis. Si la commission d'enquête de son vice-président désigna Lee Harvey Oswald comme étant l'assassin, jamais il ne fut établi qui furent les véritables commanditaires et surtout leurs motivations, certains suggérant, entre autres, que les frères Kennedy avaient rompus le pacte scélérat passé par leur père avec la mafia anti-Castro qui, en échange de son soutien aux élections présidentielles, attendait que les USA renversent le dictateur communiste pour reprendre le contrôle de l'île de Cuba. Pour autant, cette tragédie ne dissuada pas l'ancien ministre de la justice Robert Kennedy de se présenter cinq ans plus tard à la présidentielle américaine en Californie. Il fut assassiné à son tour à Los Angeles juste après avoir remporté les Primaires de Californie. Et, deux fils de ce dernier, de mourir prématurément : le premier à l'âge de 28 ans à la suite d'une overdose, le second à l'âge de 39 ans dans un accident de ski. Mais, l'hécatombe ne s'arrête pas lorsqu'en 1999 le fils de JFK meurt aux commande de son avion et emporte avec lui sa femme et sa belle-sœur. Quant à l'actuel Ministre de la Santé choisit par l'Administration Trump pour ses théories loufoques en matière de santé publique et de vaccination, il n'est autre qu'un des fils de Robert Kennedy et donc neveu de JFK.
Si pour les assassinats, il reste à éclaircir les mobiles afin de comprendre leur survenue et la chaîne causale qui pourrait expliquer une sorte malédiction, en ce qui concerne les accidents rien n'est moins sûr, même si on ne peut écarter un certain atavisme familial qui consiste à se persuader à tort que parce qu'on porte un certain patronyme on se doit d'être au-dessus des autres, tels des demi-dieux auxquels rien ne résiste, même pas la mort. C'est assurément cette croyance de toute-puissance ou d'imprudence chronique qui indéniablement mène au bord du gouffre des malédictions. Mais, à refaire l'histoire de ces sagas familiales maudites, il apparaît souvent un péché originel et potentiellement symptomatique du malheur en devenir :
Enchanter la vie par un sourire
Si les paroles de la chanson «Smile» sont écrites par John Turner et Geoffrey Parsons en 1954, sa musique est bien celle de Charlie Chaplin, le vagabond au sourire désarmant, qui l'a composa en 1936 pour servir de bande-son à son film "Les Temps modernes". Popularisé par Nat King Cole en 1954, ce standard planétaire fut repris par un nombre incalculable d'interprètes. Alors lequel ou laquelle choisir. Perso, c'est la chanteuse Noa (connue également sous son nom hébreux Achinoam Nini) qui m'a donné envie de réécouter ledit standard, particulièrement lors de son interprétation en duo avec le chanteur lyrique italien Andrea Bocelli sur la place Saint-Pierre au Vatican en l'honneur du Pape François: «Smile, what's the use of crying ? You'll find that life is still worthwhile, If you just smile.» Rappelons qu'auparavant, Noa forma en 1996 un duo éphémère avec Zucchero sur le titre "Your song" composé par Elton John; c'est à cet instant que Luc Plamondon et Ricardo Cocciante, occupés tous deux à l'écriture d'une comédie musicale inspirée directement du roman "Notre-Dame de Paris" de Victor Hugo, lui demandèrent de chanter la voix d' Esmeralda qui, en tournée, fut reprise par une certaine Hélène Ségara.

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