01 mai 2026

Clan Kennedy: La malédiction s'acharne t-elle sur les familles criminogènes ? (2/2)

Dallas, le 22 novembre 1963
S'il existe un patronyme qui semble porter en lui les germes de son malheur, c'est bien celui des Kennedy qui depuis quatre-vingts ans multiplie les morts violentes de ses membres que ce fût par assassinat, accident ou même suicide. Pourtant, le patriarche de la première génération ne voulait pour sa ribambelle d'enfants que gloire et prospérité, ses fils étant destinés à faire de brillantes carrières politiques, tandis que ses filles à n'épouser que d'influents et riches parties. Et, s'il faillait pour cela commettre quelques arrangements immoraux avec des phalanges d'extrême droite dans les années trente, quelques médecins charlatans des années quarante ou même la pègre des années cinquante, tout le monde n'y verrait que du feu, pourvu que les rêves de grandeur de Joe et Rose Kennedy s'accomplissent. On ne sait que trop bien de ce qu'il advint finalement de leurs ambitions familiales qui la plupart finirent dans un bain de sang et/ou de larmes. Cela apparut de manière retentissante en 1963 avec l'assassinat à Dallas du 35ème Président des États-Unis. Si la commission d'enquête de son vice-président désigna Lee Harvey Oswald comme étant l'assassin, jamais il ne fut établi qui furent les véritables commanditaires et surtout leurs motivations, certains suggérant, entre autres, que les frères Kennedy avaient rompus le pacte scélérat passé par leur père avec la mafia anti-Castro qui, en échange de son soutien aux élections présidentielles, attendait que les USA renversent le dictateur communiste pour reprendre le contrôle de l'île de Cuba. Pour autant, cette tragédie ne dissuada pas l'ancien ministre de la justice Robert Kennedy de se présenter cinq ans plus tard à la présidentielle américaine en Californie. Il fut assassiné à son tour à Los Angeles juste après avoir remporté les Primaires de Californie. Et, deux fils de ce dernier, de mourir prématurément : le premier à l'âge de 28 ans à la suite d'une overdose, le second à l'âge de 39 ans dans un accident de ski. Mais, l'hécatombe ne s'arrête pas lorsqu'en 1999 le fils de JFK meurt aux commande de son avion et emporte avec lui sa femme et sa belle-sœur. Quant à l'actuel Ministre de la Santé choisit par l'Administration Trump pour ses théories loufoques en matière de santé publique et de vaccination, il n'est autre qu'un des fils de Robert Kennedy et donc neveu de JFK.


Si pour les assassinats, il reste à éclaircir les mobiles afin de comprendre leur survenue et la chaîne causale qui pourrait expliquer une sorte malédiction, en ce qui concerne les accidents rien n'est moins sûr, même si on ne peut écarter un certain atavisme familial qui consiste à se persuader à tort que parce qu'on porte un certain patronyme on se doit d'être au-dessus des autres, tels des demi-dieux auxquels rien ne résiste, même pas la mort. C'est assurément cette croyance de toute-puissance ou d'imprudence chronique qui indéniablement mène au bord du gouffre des malédictions. Mais, à refaire l'histoire de ces sagas familiales maudites, il apparaît souvent un péché originel et potentiellement symptomatique du malheur en devenir :


En 1915 et 1917, Joe et Rose Kennedy mettent au monde deux brillants héritiers que sont Joseph et John (futur JFK). Puis, en 1918, naît leur première fille, Rosemary. Celle-ci est une enfant différente. Son développement intellectuel par rapport à la fratrie n'est pas le même. Rosemary a beau fait des efforts pour tenter de combler son retard, elle n'y parvient pas et ne peut répondre aux attentes de ses parents, surtout de son père qui ne sait plus comment la gérer socialement pour ne pas faire d'ombre à un tableau familial qu'il veut parfait. Ne supportant pas cette enfant qu'il perçoit comme un obstacle à ses ambitions personnelles, il décide un jour de la confier aux mauvais soins de médecins charlatans qui vont s'empresser de pratiquer une lobotomie désastreuse qui ramènera Rosemary à l'âge mental d'une gosse de deux ans. Dès cet instant Rosemary perdit définitivement à 23 ans le sourire radieux qui était le sien et qui faisait tout son charme, tel qu'on peut le constater immortalisé par des images d'archive datant d'avant l'opération. Parce que le clan Kennedy devait à tout prix briller et réussir socialement, Rosemary fut sacrifiée et contrainte de perdre sa modeste joie de vivre et son splendide sourire pour plonger dans un catatonie dantesque et interminable qui dura soixante-quatre ans jusqu'à sa mort en 2005. Quel sacrilège ses parents Joe et Rose n'avaient-ils pas commis en laissant à de vénales, cyniques et tristes carabins le droit de massacrer le sourire resplendissant de leur enfant ? Aveuglés par leur vanité, ils en eurent oublié ces lois immuables, car au-dessus des hommes, où il est dit que tôt ou tard la vie se venge immanquablement des injustes sévices qu'on lui inflige. C'est alors qu'à peine trois ans plus tard, voilà que leur premier fils de cordée, Joseph, meurt à la guerre. Quatre autres années s'écoulent et c'est au tour de leur fille Kathleen, sœur cadette de Rosemary, de perdre la vie dans un crash aérien. Désormais, telle une damnation en marche et imperturbable, chaque membre du clan se verra affecter par le malheur, le sien ou celui de ses proches, par-delà même leur génération.
(Voir le document complet sur le secret le plus sombre de la dynastie Kennedy: Rosemary, l'enfant dont personne ne voulait.)

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