23 janvier 2026

Trump's circus : In Gold and War We Trust

Psychothérapie européenne de crise pour traiter le cas du racketteur compulsif Donald T.
Psychothérapie européenne de crise
pour traiter le cas du racketteur compulsif Donald T.

Douze mois se sont écoulés et voilà que le chapiteau du cirque Trump tourne toujours à plein régime. Les enfants jusqu'à présent riaient sur les pitreries du clown Ronald issu de la chaîne de restaurants fast food Mc Donald. Quant aux adultes, ils doivent se farcir l' auguste clown Donald qui enchaîne ses numéros sans répit et surtout sans comprendre s'il faut en rire ou pleurer. Sur ce point, il faut reconnaître que Donald Trump est une bête de foire dans ses interactions psychosociales qui n'est comparable à aucun autre tribun contemporain. Sa capacité à user et abuser de son temps de parole pour embrouiller l'esprit de ses auditeurs et les hypnotiser est assez phénoménale puisque, malgré toutes les casseroles qui lui collaient aux pieds, il est parvenu à se faire réélire. On relèvera en particulier sa propension à une forme de logorrhée verbale suffisamment habile pour ne jamais renseigner ou instruire son auditoire, mais au contraire, le distraire, le divertir ou le sidérer par des allégations fantaisistes et mensongères ou des anecdotes sans queue ni tête, pour éviter de devoir rendre des comptes sur ses décisions ou actions. Tout en sachant que si les choses tournent mal, ce n'est jamais de sa faute, mais celle des autres, ce qui est caractéristique du paranoïaque/narcissique dont les intentions affichées publiquement sont toujours ambiguës, n'hésitant pas à flatter, intimider et humilier ses interlocuteurs en public ou à se victimiser lorsque la situation se retourne en sa défaveur. On a d'abord eu droit à la tentative d' annexion du Canada comme pouvant être le cinquante-et-unième État des USA. Puis, ce fut au tour du Panama et de son canal. Mais, la pique la plus agressive à l'égard de l'UE et de son pays membre le Danemark s'est manifestée en déclarant que le Groenland devait coûte que coûte appartenir aux États-Unis d'Amérique parce que cette île aux confins du Pôle Nord serait soi-disant menacée par la Russie et la Chine. À part l'électorat MAGA dont le QI moyen est proche de celui d'une huitre et dont la sagacité à choisir ses représentants est aussi subtile qu'un match de catch, qui en Europe peut encore croire à de tels boniments, comme celui de concurrencer l' ONU par un soi-disant Conseil de la Paix avec un prix du ticket d'entrée que le Roi de l'esbroufe a fixé à un milliard de dollars cash ?


Lorsqu'on connaît le fanfaron, on devine que la seule chose qui l'intéresse ce sont les ressources naturelles du Groenland qui, aujourd'hui et pour peu de temps encore, est quasi désertique, mais demain suscitera toutes les convoitises. Pourquoi ? Pour le même argument auquel eut recours le Viking Erik le Rouge au dixième siècle pour inciter les Islandais à coloniser l'île, à savoir faire croire qu'elle était verdoyante en la baptisant Greenland. Or, ce qui jadis s'est avéré être exagéré, ne le sera plus dans quelques décennies pour la simple et bonne raison scientifique que l'auguste Donald connaît parfaitement, mais qu'il s'efforce laborieusement de nier publiquement: Le réchauffement climatique. À cause des gaz à effets de serre qui, plus que jamais, continuent de se propager dans l'atmosphère terrestre, et dont Trump est aujourd'hui le principal responsable politique (sauf à prouver que son discernement soit altéré, mais y a t-il seulement un médecin dans l'assistance ?), il sait pertinemment que la glaciation permanente du territoire groenlandais va inexorablement prendre fin, ce qui d'un point de vue strictement foncier va contribuer à valoriser son sol puisque les possibilités d'extraction et d'exploitation seront grandement facilitées. Au fond, en promoteur immobilier averti qu'il est, Donald Trump, par ses choix politiques d'acquérir et donc d'investir au Groenland, montre implicitement à la face du monde que, contrairement à ce qu'il prétend, non seulement il croit au réchauffement climatique comme le premier des écologistes radicaux venus, mais surtout qu'il veut être, lui et son clan, le premier conquérant à tirer profit de ces richesses minières considérables situées dans les latitudes les plus septentrionales de notre globe terrestre, à l'image de ces Forty-Niners qui participèrent à la Ruée vers l'or en Californie au dix-neuvième siècle. Sacré Donald : Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! Au fond et à moins d'être nul en psychologie, les déclarations de Trump sont d'une prévisibilité affligeante et surtout harassante, dès lors que vous savez calculer le personnage et avez compris que ses réelles motivations sont toujours les mêmes. À partir de la devise américaine du dollar (lire l'article: In God We Trust), "God" s'est enrichi d'une lettre et, au passage, s'est adjoint les divinités d' Arès ou Mars. Et derrière ses rêves d'argent, ce sont évidemment des rêves de puissance qui se profilent à l'horizon. Mais, pas sûr que sur ce coup-là, le Pentagone le soutienne. Car, pour calmer sa frustration de prédateur vis-à-vis du refus danois et européen, Trump n'a rien trouvé de mieux que de répliquer par de nouvelles taxes douanières, soit de faire chanter les Européens tant qu'il n'obtiendrait pas satisfaction sur l'acquisition foncière du Groenland, ce qui le place publiquement dans une position de Chef d'État faisant un usage délibéré de l'extorsion et donc d'une forme de racket mafieux pour parvenir à ses fins et dont le degré d'enrichissement personnel doit se mesurer à l'aune de sa farouche détermination. Quel spectacle plus déplorable et pathétique cet homme qui est réputé être le plus puissant du monde peut-il encore donner à voir sur le genre humain ? (lire l'article: Des prix Nobel de la vulgarité au racket du siècle...?) 

Et, c'est au forum de Davos que le casinotier Trump a choisi de jouer sa partie de poker en menaçant l'Europe militairement et économiquement si elle refusait de lui céder l'île du Groenland. Mais, une fois n'est pas coutume, l'Europe n'a pas lâché l'affaire, d'une part à la suite de la décision du Parlement européen de suspendre la ratification des droits de douane fixées à 15%, d'autre part en mettant en œuvre son "Bazooka", soit l'instrument Anti-Coercition (ACI) de l'UE qui peut se décliner en plusieurs étapes comprenant des taxes massives sur certaines importations, l'interdiction des marchés publics aux USA et même le blocage des GAFAM. Et, comme par miracle, il a fallu moins de 24 heures pour s'apercevoir que la baudruche Trump (TACO ou Trump Always Chicken Out) bluffait à mort et qu'à son tour, comme au temps où il humiliait Zelensky à la Maison Blanche, il n'avait pas toutes les cartes en mains pour obliger l'Europe à se coucher devant lui, ce qui en dit long sur la réelle puissance de l'UE quand celle-ci sait agir dans l'unité et avec détermination pour défendre ses valeurs fondamentales de souveraineté et de démocratie. D'abord et plus que jamais au nom du respect du droit international; ensuite, en prenant la défense de la population groenlandaise qui souhaite rester autonome et à bonne distance du continent américain, voire aspire à une certaine indépendance qu'on ne saurait lui refuser en application du droit universel des peuples à disposer d'eux-mêmes et de leur droit à l' auto-détermination.


D'ailleurs, les Groenlandais n'ont pas perdu de temps pour déclarer publiquement tout le mal qu'ils pensaient de la proposition du Président américain d'acheter la voix de chaque citoyen en leur versant un montant pouvant aller jusqu'à un million de dollars par habitant. Sachant que la population Inuits s'élève aujourd'hui à cinquante-six mille âmes, cette proposition a par ailleurs, mis sens dessus dessous tous les journalistes de LCI à qui il a fallu pas moins de trois cents secondes, non sans avoir diffusé quelques âneries à l'antenne, pour chiffrer le montant exact de la transaction qui, évidemment, se monte à cinquante-six milliards de dollars. Nul doute que si Trump était un téléspectateur de LCI, il essaierait d'abord de racheter La Chaîne d'Information et ses journalistes, au demeurant grands tchatcheurs devant l'Éternel, mais piètres calculateurs aux yeux d' Hermès ;-) Quant à moi et si j'avais encore mes vingt ans, je n'hésiterai pas à émigrer au Groenland et à persuader mes semblables d'en faire autant: D'abord et au mieux par solidarité envers le peuple Inuits pour avoir préserver leur nature vigoureuse et grandiose; ensuite et au pire pour essayer de ramasser cet improbable pactole si d'aventure Trump tient tant que ça à corrompre chaque citoyen et faire de cette île un désastre écologique et des sites miniers à perte de vue avant que ce monde ne se transforme en un vaste cimetière. Car, perdu pour fichu, autant ramasser sa mise et la dépenser jusqu'à l'ivresse. Don't you think, Donald ? C'est tout le paradoxe du personnage qui par sa politique de prédation, d'extorsion et de prévarication, conjuguée à une politique occidentale de ségrégation des immigrés, veut repeupler le monde de suprémacistes blancs au moyen d'une génération d'Américains qui a perdu toute envie de se reproduire par crainte de n'avoir rien d'autre à laisser en héritage qu'un monde sale, violent, injuste, cynique et mortifère auquel aucune personne saine d'esprit n'aspire, exceptés ces néo-colonialistes, ennemis de la démocratie, qui pensent que spolier des esquimaux et spéculer sur leurs titres de propriété demeurent encore une idéologie digne et respectable au vingt-et-unième siècle. Pourtant, quatre-vingt pour cent des Américains désapprouvent la politique d'annexion de leur président au Groenland, ce qui démontre à l'évidence que ses désirs mégalomaniaques ne se réaliseront et détruiront à terme les démocraties (seul système politique dans l'histoire qui garantit au mieux le triptyque Liberté, Justice et Paix au sein des sociétés humaines plutôt que l'asservissement, l'injustice et la guerre) que si leurs dirigeants choisissent de se diviser en renonçant à l'affronter de manière ferme et unanime, auquel cas il faudra en conclure que la corruption aura gagné la partie, car elle aura été la plus efficace dans ses basses œuvres pour dévoyer la force d'âme des Européens et son Esprit des Lumières.

Nous, mammifères et notre paradis toujours plus gris

Dans cet extrait du documentaire de Jean-Albert Lièvre intitulé Les Gardiennes de la planète et commenté en voix off par Jean Dujardin, on apprend qu'à l'origine les ancêtres des baleines étaient des animaux terrestres et que la théorie darwinienne sur l'évolution les a amenées à être amphibiens, tels des hippopotames d'eau salée, puis à s'immerger dans les océans et devenir en tant que mammifères des apnéistes hors pair dont elles ont gardé ce geyser si caractéristique qui les signale lorsqu'elles remontent à la surface de l'eau. Michel Berger leur a dédié en 1990 une chanson, Le Paradis blanc, qui devait exprimer, face à la noirceur du monde, ce besoin impérieux de silence et de solitude que réclame la Nature, mais aussi l'environnement humain. Ce n'est qu'après la disparition brutale du compositeur en 1992 que la chanson va être comprise par le public comme une sorte de testament artistique et vœu post mortem de son auteur.
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