16 janvier 2026

Iran: Survie d'une théocratie qui, par hubris et cupidité, a choisi l'Enfer pour son peuple

Satire profane et anachronique de Jésus.
Mais, la liberté de croyance c'est aussi savoir distinguer ce que les religions
et leur clergé ont apporté de bien comme de mal à l'humanité.

Ceux qui se demandent encore si l'Enfer existe sur Terre devrait aller faire un tour au pays des Mollahs, la République islamique d'Iran, pour observer de quelle façons les Pasdarans (bras armé de la répression politique) et les Bassidjis (escadrons de la mort) martyrisent le peuple persan pour étouffer dans le sang toute révolte qui abouterait à chasser les Ayatollahs du pouvoir politique que ces derniers ont confisqué depuis près d'un demi-siècle. Au début, l'Ayatollah Khomeini fut accueilli par les Iraniens comme un messie venant du ciel. Et, pour cause, il fit son retour à Téhéran à bord d'un avion Air France. Ce fut le grand retour du religieux, mais surtout les soubresauts profonds d'une agonie de la monarchie en place, soit celle du Shah d'Iran, qui ne cessait d'opprimer toute opposition politique par une répression féroce. Mais, à peine le roi maudit fut-il chassé de son trône que son successeur, l'Ayatollah Khomeini, ne tarda pas à mettre en coupe réglée l'économie et les ressources du pays, de même que l'application rigoriste d'une doctrine religieuse obligeant notamment les femmes à se voiler et à renoncer à toute forme d'émancipation. Au fil des ans, le peuple iranien a bien compris que la doctrine religieuse servait surtout de paravent pour permettre au clergé, détenteur du pouvoir politique, de s'enrichir. Ainsi, on évalue actuellement les richesses cumulées de l'Ayatollah Khamenei à plus de cent milliards de dollars. Et presque autant aux Gardiens de la Révolution qui possèdent tous les secteurs économiques clés, notamment ceux rattachés à l'exploitation des ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais). Le peuple iranien à qui on intente des procès politiques pour une mèche de cheveux qui dépasse d'un foulard mal ajusté a bien compris que toutes ces bondieuseries de la police des mœurs ne sont en fait destinées qu'à faire diversion pour dissimuler l'immense prévarication et détournement des fonds et richesses publiques du pays en faveur d'une caste de potentats qui se sert de l'islam aux seules fins de s'enrichir personnellement et massivement. Mais, le règne des imposteurs religieux est en train de prendre fin avec la circonstance aggravante que, contrairement à la monarchie qui l'a précédée, tous ces dirigeants, conformément aux préceptes de l'islam, avaient un devoir moral de prendre soin du peuple persan, de lui épargner des guerres inutiles comme celle contre l'Irak qui dura huit longues années sacrifiant au passage toute une génération, d'encourager la fraternité des peuples et non d'armer des proxy (Hezbollah, Houthis, Hamas) et favoriser le terrorisme international. Au lieu de cela, ce régime religieux s'est enfermé dans un cercle vicieux au point de vouloir développer l'arme atomique pour garantir sa pérennité vis-à-vis de l'étranger et continuer ainsi à soumettre et asservir sa population.

Au vu du verrouillage implacable des institutions que ce régime a mis en place depuis près cinquante ans avec une organisation de la société de type féodal et une corruption endémique, le martyr des Iraniens demeure hélas en ce bas monde inévitable, aujourd'hui comme à l'époque des premières émeutes estudiantines datant de 1999 (lire l'article: Les femmes feront-elles tomber les Mollahs ?). Par solidarité à leur cause, leur martyr nous rappelle celui de la civilisation chrétienne qui n'a pu se libérer du joug religieux qu'à l'issue d'un long processus commencé au Moyen-Âge avec l'Inquisition (lire l'article: Au terrible temps des sorcières), se poursuivant durant près de quatre siècles avec de nombreuses guerres de religions entre catholiques et protestants, et s'achevant par une séparation définitive de l'Église et de l'État, avec comme point d'orgue l'acceptation du principe universel de la laïcité au début du vingtième siècle. Il a fallu donc mille cinq cents ans à l'Occident pour avoir une relation apaisée entre le sacré et le séculier. Sachant que l'islam est né au septième siècle, nos frères persans peuvent être fiers, confiants et stoïques et se persuader que l'histoire de l'Humanité leur a déjà donné raison dans leur marche héroïque vers la liberté et la démocratie, même si dans les faits le plus dur reste à faire (lire l'article: La Boétie ou comment dézinguer un régime comme celui de Poutine en cent jours et sans violence ?).

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