Saison 7

Enola Gay

Le 6 août 1945, "Enola Gay" fut le nom de baptême du Boeing B-29 qui largua "Little Boy", soit le nom de la première bombe atomique utilisée dans un conflit armé et qui détruisit la ville d'Hiroshima au Japon. Le Colonel Paul Tibbets, le pilote de l'avion, baptisa son aéronef en mémoire de sa mère Enola Gay Tibbets. "Enola Gay" fut également réquisitionné comme avion de reconnaissance pour le ciblage de la seconde bombe larguée trois jours plus tard sur Nagasaki et mettant fin à la Seconde Guerre mondiale après la capitulation immédiate du Japon. Le groupe britannique OMD (Orchestral Manœuvres in the Dark), précurseur de la musique électronique en Grande-Bretagne, en fit un tube populaire en 1980 qui devint son titre le plus emblématique au niveau international.

De la Salsa à toutes les sauces

La Salsa est à la danse ce que le Jazz ou la Bossa nova est à la musique. Elle est avant tout joyeuse et festive. Elle se danse de différentes manières selon qu'elle vient de Porto-Rico, de Cuba ou de Colombie. Et son style musical varie selon qu'il s'agit de salsa romantique (langoureuse), de timba (énergique) ou de salsa dura, moins dansante, mais franchement plus jazzy. Voici deux tubes de salsa qui ont fait le bonheur de nombreux salseros et salseras. Le premier s'intitule "La quiero a morir" (salsa romantique) du groupe DLG et le second "Marcando la distancia" (timba) du groupe Manolito y su trabuco. Pour celles et ceux qui ont l'oreille fine, l'un d'eux est un standard de la chanson française dont les initiales de l'auteur sont F.C. Saurez-vous le reconnaître ?

Les eaux de mars affluent et que la Bossa nova soit !

Tout serait parti d'Henri Salvador chantant dans un film son titre "Dans mon île". C'est lorsque ce film arrive au Brésil en 1958 que certains artistes trouvent l'inspiration pour créer ce nouveau style musical qu'on baptisa Bossa Nova. Pour se faire une idée du chemin parcouru, on peut aussi réécouter avec bonheur Tom Jobim et Elis Regina chantant en duo leur fameux titre "Aguas de Março" en 1974, repris par Georges Moustaki et traduit fidèlement en français par "Les Eaux de Mars".

Est-ce que les Suisses sont forts à la guerre ?

L'humoriste-journaliste David Castello Lopez tente de répondre à cette question dans sa rubrique «Suisse ?» de l'émission «52 minutes».

Hommage à Robert Badinter

En abolissant la peine de mort, Robert Badinter avait conscience que cet acte était nécessaire au vu d'une justice des hommes faillible et vulnérable. Sans nul doute qu'il devait aussi partager la conviction qu'il ne servait à rien de s'en remettre à une prétendue justice divine. Mais, si pour tout Jugement dernier il n'y a Personne, comme le chante si bien Alain Souchon ou Georges Brassens dans "Le Gorille", une justice des hommes abolitionniste ne s'impose-t-elle pas comme la moins mauvaise solution ?

God save the British slows for Love and Tenderness !

"Nights in White Satin", titre phare du groupe de rock progressif "The Moody Blues" sorti en 1967 est assurément le slow britannique le plus célèbre dans le monde entier et repris par plusieurs interprètes étrangers. Même Léo Ferré n'y échappe pas lorsque dans sa chanson "C'est extra" il chante : «Un Moody Blues qui chante la nuit comme un satin de blanc marié...». La chanson entraîna également un petit différend entre le groupe anglais "Barclay James Harvest" ou BJH créé également en 1967 et le guitariste Justin Hayward des Moody Blues, après qu'un journaliste eut qualifié BJH "the poor man's Moody Blues". En effet, John Lees, fondateur de BJH, avait utilisé cette critique acerbe en en faisant un titre de chanson ayant le même rythme, une structure mélodique et harmonique confondantes et des paroles interchangeables, mais tout en évitant soigneusement le plagiat.

Hommage à Françoise Hardy

Les Anglo-Saxons l'ont classée comme étant la seule artiste française à figurer parmi les deux cents premiers chanteurs les plus célèbres au monde. Durant la période yéyé, elle s'était distinguée par des chansons originales qu'elle interprétait avec une élégance et une profondeur caractéristiques de la "french touch": "Mon amie la rose", "Tous les garçons et les filles", "Le temps de l'amour". En 2004, elle dédie à son fils Thomas "Tant de belles choses", une chanson testament qu'elle écrivit après avoir été durement affectée par la maladie et où la poétesse nous rappelle à l'infini que l'amour est plus fort que la mort.

La "Psyché Rock" de Maurice Béjart

En 1967, Pierre Henry et Michel Colombier, tous deux compositeurs français, réalisent le morceau "Psyché Rock" qu'on aurait pu attribution à un groupe comme "Pink Floyd". Que nenni ! Maurice Béjart en fera même un ballet moderne baptisé "Messe pour le temps présent". À part le souffle-grésillement de la platine de vinyles, rien n'indique que ce morceau a presque soixante ans, tant les sonorités qui s'en dégagent sont d'une modernité intemporelle.

Eurovision 2024: Nemo casse les codes

Se définissant comme non-binaire, le Bernois Nemo ne manque pas de talents avec sa voix de diva et sa grâce chorégraphique qui ont fait succomber l'Europe entière. Nul doute que cette performance est un brillant présage, "ellui" qui offre à la Suisse une nouvelle victoire et succède trente-six ans plus tard à une certaine Céline Dion.

Les Trompettes de la renommée (1962)

Chanson censurée à sa sortie, Georges Brassens y décrivit avec toute la verve qu'on lui connaît les travers de la presse "people" qui vivait de déballages plus ou moins consentis sur la vie privée de personnes plus ou moins connues. Que dirait-il aujourd'hui à l'ère des réseaux sociaux et d'une certaine télé (ir)réalité qui permet à tout un chacun de se sentir exister au risque de tomber dans un nombrilisme exacerbé ? D'innombrables trompettes, si peu renommées et si vite oubliées.

Kiki de Ligonnès et cætera...

Dans sa rubrique "Phil Pol et Phil Actu" de l'émission "Quelle époque" du 9 mars 2024, Philippe Caverivière revient sur le témoignage diffusé en début d'émission de Christine Dupont De Ligonnès, sœur du tristement célèbre Xavier. Au vu de l'hilarité générale provoquée dans le public par le talent de l'humoriste, on peut suspecter que Léa Salamé n'a consenti à cette interview stupéfiante que pour mieux servir son chroniqueur. Un Philippe Caverivière au top de sa forme et qui transforme le délire pathologique de cette invitée improbable en un rire sain et ô combien salvateur.

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