Ça y est. C'est fait ! Trump et Poutine se sont parlés pour mettre fin le plus tôt possible à la guerre en Ukraine. Bien que Trump n'eut jamais caché vouloir résoudre la guerre en Ukraine en 24 heures, Ukrainiens et Européens ont voulu y voir malgré son élection le 4 novembre 2024 un signe positif arguant que Trump saurait (contrairement à Biden) se faire respecter par les Russes selon le slogan "la paix par la force" qu'il aurait emprunté à Ronald Reagan dans le contexte politique des années quatre-vingt qui n'a, à vrai dire, pas grand chose à voir avec le monde d'aujourd'hui. Partant, la vieille Europe s'attendait en toute logique à ce que le prétendument roi du deal et du bluff fasse merveilles en jouant à fond la carte de la puissance militaire et économique des USA pour obtenir une paix juste et durable et imposer à Poutine un armistice comprenant un désengagement militaire des territoires occupés, de fortes garanties de sécurité pour dissuader la Russie de toute récidive et des réparations pour dommages de guerre. Encore aurait-il fallu pour ce faire que Trump qui prétend répugner les guerres et donc la force militaire, a contrario de Poutine qui, rappelons-le, fait toujours l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre, pût se présenter en habile négociateur en respectant avant tout les parties concernées par le conflit que sont l'Ukraine et l'UE qui a soutenu financièrement l'Ukraine autant que les USA ? Encore aurait-il aussi fallu que Trump sût entretenir un certain mystère qui sied à toute négociation de cette importance pour montrer, contrairement à Biden (Est-ce une obsession de vieillard radotant ?), que lui seul saura imposer la "pax americana" et en être digne, comme le fut Obama (le diagnostic d'obsession narcissique se confirme), de recevoir le prix Nobel de la paix aux yeux du monde entier ? Eh bien non. Trump fait exactement ce qu'il a promis, même si ses électeurs ne se sont jamais posés la question de savoir comment il s'y prendrait pour obtenir un règlement du conflit en "24 heures" alors que ce dernier dure depuis trois ans. Les diplomates et commentateurs des milieux concernés n'ont pas voulu y croire, sachant d'expérience qu'en politique les promesses des candidats n'engagent que ceux qui les écoutent (dixit feu Charles Pasqua). Et qu'une fois l'élection remportée, l'ex-candidat aura tôt fait de se cogner aux dures réalités pour oublier presque toutes ces promesses. Mais, Trump n'est pas de cette trempe et a eu, de surcroît, huit ans pour digérer son premier mandat et ses écueils d'apprenti président. C'est dire que cette fois il fera exactement ce qu'il a promis, quoi qu'il puisse en coûter à autrui, c'est-à-dire à tous ceux qui ne sont pas américains, mais également à ceux qu'il considère comme ses ennemis de l'intérieur qui puissent nuire à son pouvoir, à commencer par les démocrates.
« La plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu'il n'existe pas. » Charles Baudelaire
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête trump s'est-il vendu à Poutine. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête trump s'est-il vendu à Poutine. Trier par date Afficher tous les articles
21 février 2025
Ukraine: Trump s'est-il vendu à Poutine ?
Contributeur(s):
De Hoop Scheffer Alexandra,
Glassmann Jacques,
Goldmann Jean-Jacques,
Laurent Lafitte,
Pink Floyd,
Tapie Bernard
15 août 2025
Trump : Des prix Nobel de la vulgarité au racket du siècle...?
Alors que les journalistes "bien comme il faut" ne se hasarderaient pas à l'exprimer ainsi, cette interrogation n'a rien d'étonnante puisqu'elle reflète à peu de chose près la façon dont Donald Trump a conquis et exercer le pouvoir à deux reprises pour s'installer à la Maison Blanche. La recette n'a rien d'inédit. Elle fut utilisée par les régimes fascistes au début du vingtième siècle (Mussolini, Hitler) pour mettre à bas les institutions démocratiques, notamment en désignant des boucs émissaires tels que les juifs, les communistes, les tziganes, les noirs, bref tout ce qui pouvait s'écarter de la norme de l'homme blanc occidental civilisé et chrétien. On peut même retourner au temps de l'Empire romain, où les dictateurs/empereurs n'avaient comme principale stratégie pour conserver le pouvoir et affaiblir le Sénat que de vouloir offrir du pain et les jeux du cirque cruels et sanguinaires pour assouvir les instincts bestiaux de la plèbe après s'être remplie la panse. Nul besoin ici de revenir sur la puissance de l'argent qui pervertit les démocraties lorsqu'il n'existe aucune volonté politique et, donc, aucun moyen légal ou si peu visant à combattre la corruption partout où elle est susceptible d'apparaître. Quant à la vulgarité, à l'instar de la Rome antique, Donald Trump nous a fait la démonstration édifiante qu'elle plaît en tout cas à une large majorité d'électeurs qui ne le jugent pas sur ses réelles compétences (en sont-ils capables ?), mais sur l'image du mâle alpha et du rapport de force qu'il impose à ses concurrents et autres Chefs d'État. C'est l'occasion de rappeler tout l'éventail du langage fleuri dont Trump a fait usage envers ses adversaires pour se moquer d'eux et les humilier publiquement : À propos de sa politique douanière, il s'est vanté que de nombreux pays l'appellent pour "kissing my ass" afin de conclure des accords commerciaux avec lui. À propos de certaines personnalités, il qualifia Hillary Clinton de "Crooked Hillary" ou "Nasty woman", Ted Cruz de Lyin'Ted ou Ted le menteur, Marco Rubio de "Little Marco" en référence à sa petite taille, Bernie Sanders de "Crazy Bernie", Joe Biden d'endormi, d'escroc, de voleur, de corrompu, etc.. Mais, il n'est pas en reste avec la gente féminine qu'il traita à maintes occasions de "fat pigs, dogs, slobs, and disgusting animals, bitch, low IQ" que je n'ai pas besoin de traduire en la circonstance. Après que la journaliste Megyn Kelly l'eut interrogé sur ses insultes envers les femmes lors d'un débat en 2015, il déclara publiquement "There was blood coming out of her wherever..." (Il y avait du sang qui sortait de son... où que ce soit). Comme ce fut délicat et tout en nuance. Un vrai poète ce Donald. Mais, le plus affligeant n'est pas là. Car, comme l'évoquait Albert Einstein, si l'on compare l'Univers à la bêtise humaine, le plus infini des deux n'est pas celui qu'on croit. Non, ce qui anéantit toute espérance de voir l'humanité progresser est de constater qu'il s'est trouvé pas moins de soixante-dix-sept millions d'américains libres, consentants et réputés sains d'esprit, pour accorder, à deux reprises et donc en parfaite connaissance de cause, leur confiance à un pareil énergumène. Pour paraphraser "Hamlet", il y a quand même quelque chose de très pourri au pays des précurseurs du monde libre. Et qu'une telle dégénérescence démocratique en devienne contagieux et un exemple à suivre pour nombre de pays et tribuns de la même espèce sonne comme une infamie et une terrible erreur pour les courants humanistes et l'avenir de ce monde. Si conquérir le pouvoir par des moyens réellement démocratiques requiert une telle vulgarité, on en vient presque à trouver dérisoire ces élections truquées et autres bourrages d'urnes et, pour tout dire, désirables ces dictateurs au langage certes corrompu, mais rarement grossier, comme celui de Poutine ou Xi Jinping qui doivent se dire dans leur for intérieur qu'ils ont bien raison d'agir comme ils le font et que, somme toute, la démocratie (comme tous ceux qui sont censés l'incarner) est devenue une vieille dame chancelante, sénile et démente à qui l'on peut infliger les pires turpitudes. Pour ce qui du Prix Nobel de la paix, nul doute que Donald l'obtiendrait, avec la nuance toutefois d'une orthographe sensiblement différente au vu des nombreux ultimatums pour le moins gazeux et flatulents qu'il n'a cessés d'envoyer à son pote et criminel de guerre Vladimir Poutine qui, de son côté, a bien eu raison de s'en taper le coquillard pour demeurer fidèle à la rhétorique du "Kiss my ass !". Mais, que ce cher Trump se rassure, s'il faillait lui décerner en toute urgence le Prix Nobel des fake news, de la vulgarité, de l'arbitraire, de la corruption, de la trahison des démocraties et du monde libre, de la loi du plus fort, de la désagrégation du droit international et du multilatéralisme, de la destruction de l'environnement et du dérèglement climatique, assurément qu'il les recevrait tous sans la moindre hésitation. Mais, le meilleur est encore à venir. Car, "le casse du siècle" serait qu'il parvienne à sceller entre lui "le pacificateur", et son pote et futur complice Poutine, "l'agresseur", un pacte secret qui viserait, ni plus, ni moins, par le commerce des armes, à racketter l'un après l'autre tous les pays de l'UE durant des décennies. Personne ne devrait oublier qu'avec la prostitution, le racket qu'il fût politique ou de droit commun a toujours été le plus vieux métier du monde. Dans une éventuelle perspective aussi crapuleuse, souhaitons à nos deux mauvais génies richesse, puissance et gloire, pour les siècles des siècles et que cette paix qui ne tue plus, mais plonge leur monde dans un ennui mortel (ben ouais, à part dézinguer du journaliste et se trémousser sur la chanson YMCA, ils ne savent rien faire d'honnête, beau, digne et respectable), ne vienne surtout pas gâcher leur fête !
+39% de taxes américaines pour une Suisse terriblement seule et impuissante

Contributeur(s):
Groland,
Kelly Megyn,
Renaud
Lieu :
Europe
Inscription à :
Articles (Atom)
